Le 29 septembre 1994, un roi meurt à Oran. Cheb Hasni, l'inventeur du raï sentimental, l'idole de la jeunesse algérienne, est tué par balles, devant le domicile de ses parents.
Jusqu'à l'assassinat de Cheb Hasni, précédé quelques jours plus tôt de l'enlèvement, par un commando du Groupe islamique armé (GIA), du chantre kabyle Lounès Matoub (libéré le 18 octobre, il succombera à un attentat en juin 1998), malgré le chaos, les victimes qui se multipliaient, on croyait les chanteurs intouchables. Comme si leur popularité les protégeait d'une "sorte de rempart invisible", déclarera le journaliste Rabah Mezouane après la mort de Cheb Hasni, le premier chanteur assassiné en Algérie, depuis le début des affrontements entre forces de l'ordre et groupes armés islamistes. Plusieurs milliers de personnes de toute la région d'Oran, accompagneront la dépouille de l'artiste jusqu'au cimetière d'Aïn-el-Beida. En marge de la cérémonie, des centaines de jeunes manifesteront dans les rues, aux cris d'"Algérie libre et démocratique".
Khaled, le chanteur de raï le plus célèbre sur la scène internationale, s'avouera "traumatisé" par un crime d'autant plus inexplicable pour lui que Cheb Hasni "ne s'est jamais mélangé avec le politique. C'était un gosse de mon quartier, on a grandi ensemble, nous avons chanté ensemble à Oran il y a huit ou neuf ans et à Paris, il y a six mois". Comme beaucoup d'artistes de raï vivants en Algérie, Hasni se produisait alors davantage à l'extérieur (Paris, Marseille, Boston, Tunis, Casablanca, Tokyo...) que chez lui, couvre-feu oblige. Son dernier concert en Algérie remontait au 5 juillet 1993, à Alger, devant plus de 150.000 personnes, à l'occasion de la fête de l'Indépendance.
Auteur d'une centaine de cassettes, Hasni était sans nul doute le plus prolifique des chanteurs de raï. Dans le quartier Barbès à Paris circulait une blague à ce propos. Quand on demandait sa dernière cassette, le vendeur répondait: "Laquelle? Celle du matin ou celle de l'après-midi ?" La production pléthorique d'Hasni était à la hauteur de sa popularité et son style fera école, notamment chez Cheb Nasro qui commence sa carrière en 1988, avec le titre "Pour te faire plaisir". Parcours Fils d'un soudeur père de sept enfants, Cheb Hasni - Hasni Chekroun pour l'état civil - est né le 1er février 1968 à Gambetta, faubourg populaire au nord-est d'Oran.
La futur star du raï a quasiment toujours chanté, si l'on en croit ses déclarations au journal Libération, en 1992, reprises dans l'ouvrage "L'aventure du raï - Musique et société", co-écrit par Bouziane Daoudi et Hadj Miliani (Ed. du Seuil) : "Môme, on me connaissait dans le quartier parce que j'avais le gosier toujours déployé, le cartable jeté au loin". Fou de football, il se fait un temps remarquer la balle au pied. Cette passion sera passagère. Son truc, le moteur de sa vie, ce n'est ni l'école, ni le ballon. Pour lui, une seule chose compte déjà, une seule obsession : le raï. La chance croise une première fois sa route dans une fête de mariage. Le groupe des frères Naoui, présent ce jour-là, craque sur sa voix et l'invite à passer sur la scène du cabaret la Guinguette. Arrive le deuxième coup de pouce salutaire du hasard.
Un producteur lui propose d'enregistrer avec Chaba Zahouania une chanson qui va provoquer une onde de choc par son franc-parler : "Nous avons fait l'amour dans une baraque mal foutue / Je l'ai prise et que les autres aillent se faire foutre / La soûlerie vous donne de ces idées". Audacieuse, scandaleuse, "Beraka" (La Baraque) fait mouche auprès de la jeunesse. Ce sera le tube de l'été 1987 et les débuts fracassants de la carrière de Cheb Hasni. L'insolence de la chanson en agace évidemment certains, qui avaient déjà trouvé bien des raisons d'être irrités dans le raï chanté par les Khaled, Fadela, Saharaoui et autres Benchenet, où il était souvent question d'histoires d'amour honteuses, de femmes divorcées, de jeunes veuves et d'adultère. On verra des islamistes ordonner à des disquaires de baisser le volume de leur sono quand ils passaient "Beraka", pour que des paroles aussi "déplacées" ne s'entendent pas dans la rue.
Après ce premier essai réussi (le chiffre d'un million de cassettes vendues sera évoqué), Hasni devient le numéro 1 d'un style que ses fans vont baptiser le "raï love". En fait, des chansons sentimentales qui portent en creux le malaise, les frustrations et préoccupations des jeunes, des textes licencieux, des critiques déguisées de la société en évoquant ses interdits (alcool, sexualité...). "J'allais partir voir ma chérie / Et vous me privez du visa / Vous voulez me tuer ! / Je vais boire à tout casser" chante Cheb Hasni en 1992, dans "El Visa", un autre de ses coups d'éclat, une cassette qui se vendra à plus de 250.000 exemplaires en quelques jours. A l'époque, confiera le chanteur, des islamistes l'avaient complimenté sur sa voix et demandé de faire le muezzin : "Les gens t'adorent. S'ils te voient prier, ils viendront prier eux aussi".
Il n'a pas voulu écouter ces suggestions, tout comme il a fait la sourde oreille aux menaces quand elles ont commencé à essayer de l'atteindre... Bien que détenteur d'une carte de résident en France où il avait femme et enfant, malgré les injonctions de son manager, il refusait de quitter définitivement Oran, où le 15 février 1995, le producteur Rachid Baba-Ahmed, une autre figure du raï sera également assassinée.
Septembre 2004 copyright ©RFI Musique
Site Cheb Hasni
C'est fou c' que j' peux t'aimer,
C' que j' peux t'aimer, des fois,
Des fois, j' voudrais crier
Car j' n'ai jamais aimé,
Jamais aimé comme ça.
Ça, je peux te l'jurer.
Si jamais tu partais,
Partais et me quittais,
Me quittais pour toujours,
C'est sûr que j'en mourrais,
Que j'en mourrais d'amour,
Mon amour, mon amour...
C'est fou c' qu'il me disait
Comme jolis mots d'amour
Et comme il les disait
Mais il ne s'est pas tué
Car, malgré mon amour,
C'est lui qui m'a quittée
Sans dire un mot.
Pourtant des mots,
'y en avait tant,
'y en avait trop...
C'est fou c' que j' peux t'aimer,
C' que j' peux t'aimer, des fois,
Des fois, je voudrais crier
Car j' n'ai jamais aimé,
Jamais aimé comme ça.
Ça, je peux te l'jurer.
Si jamais tu partais,
Partais et me quittais,
Me quittais pour toujours,
C'est sûr que j'en mourrais,
Que j'en mourrais d'amour,
Mon amour, mon amour...
Et voilà qu'aujourd'hui,
Ces mêmes mots d'amour,
C'est moi qui les redis,
C'est moi qui les redis
Avec autant d'amour
A un autre que lui.
Je dis des mots
Parce que des mots,
Il y en a tant
Qu'il y en a trop...
C'est fou c' que j' peux t'aimer,
C' que j' peux t'aimer des fois,
Des fois, j' voudrais crier
Car j' n'ai jamais aimé,
Jamais aimé comme ça. 
Ça, je peux te l'jurer.
Si jamais tu partais,
Partais et me quittais,
Me quittais pour toujours,
C'est sûr que j'en mourrais,,
Que j'en mourrais d'amour
Mon amour, mon amour...
Au fond c' n'était pas toi.
Comme ce n'est même pas moi 
Qui dit ces mots d'amour
Car chaque jour, ta voix,
Ma voix, ou d'autres voix,
C'est la voix de l'amour
Qui dit des mots,
Encore des mots,
Toujours des mots,
Des mots d'amour...
C'est fou c' que j' peux t'aimer,
C' que j' peux t'aimer, des fois...
Si jamais tu partais,
C'est sûr que j'en mourrais... 
C'est fou c' que j' peux t'aimer,
C' que j' peux t'aimer... d'amour...
| Kool Shen & Rohff & Dadoo |
| L'avenir est à nous |
A l'époque ils trouvaient tous qu'on manquait d'envergure
Que l'rap c'était pas d'la zik qu'on ramènerait pas d'air pur
Mais moi, j'voulais faire pire créer un truc hyper dur
M'installer vingt piges et fabriquer un son qui perdure
T'as pris perpét l'avenir est à nous
Même si la route fut pas perfect
Ca fait du taf tout ça mais bout à bout
Juste un petit goutte à goutte une l'infiltration
Devenue fleuve aujourd'hui, tant
Vas y fous le titre à fond
Que j'parte ta tête haute les bras en l'air
faut que les tetes saute comme les mines, les branleurs
la merde qu'ya dans l'air
Qu'on fringue ça dans l'heure
Qu'on l'fasse en choeur
Juste avec des micros, un clavier et un sampler
T'as capté le délire
L'avenir est à vous
Y a pas cas y a pas si y a pas de ça y a pas de cas où ça passe pas
Non c'est sur c'est, rap sur écran plasma
Beat fat crime lourd, d'une grosse basse et basta!
{Refrain:}
C'est vrai qu'ça tourne, l'avenir est à nous
Qu'il soit plus question d'parler d'musique taboo
Ca tue, partout
Dans les boites comme dans les halls
J'amène du rêve pour les mômes
Et du gros son pour les gros
[Rohff]:
2005 tapes en 5 j'fais zizir à t'es zinc
Tu flippes comme le Z 5 moi j'rest simple et j'dizinc
J'ai tellement d'ambition qu'l'avenir me craint
J'ai déraillé le train train
J'ai plus de vices qu'un train
J'ai payé le temps à mon horloge j'reçois des éloges dans ma loge
J'pèse la réussite avec un schlass à la gorge
J'vends bien comme à Gégen
J'suis Séchelles j'les gèle j'les gèle j'les saigne comme un russe par une tchètchène
Ma métaphore est scénique
J'suis en guène dans mon Scénic, présence scénique
Comme le soleil j'brille au zénith
J'brule les élites
J'leur fait d'l'ombre donc ils maronnent
Quand j'rappe ils tirent une tête comme si j'avais fourailler leurs daronnes
Tout c'que j'sais faire
Je dois faire faut s'y faire
J'arrêterai quand l'bonheur me rendra tout ce que j'ai souffert
Le rap mon affaire
le bolide fait du scoop
T'inquiète c'est le crew
Mon flow c'est le scoop
J'porte la rue comme une coupe
{Refrain:}
C'est vrai qu'ça tourne
L'avenir est à nous
Qu'il soit plus question d'parler d'musique taboo
Ca tue, partout
Dans les boites comme dans les halls
J'amène du rêve pour les mômes
Et du gros son pour les gros
[Dadoo][(Kool Shen)]:
Quelle chance, quelle chance
Quelle chance d'habiter la France
(Dommage que tant d'rappeurs fassent preuve d'incompétence)
Dans l'ambiance générale mon flow s'installe normal
Dans mon quartier K-Maro devient un acte trop banal
Alors, c'est dans l'respect que je prends le relais,
Les drapeaux de ma ville sur le rap français
J'ai les sourcils froncés
Je viens pour défoncer les portes renforcées après s'être défoncé
Un nouveau track lancé
Le dance floor craque sous l'effet rap lourd et c'est le crack boursier
J'donne pour le sud dans ma lancée
Donne moi ou cave mets toi à balancer
Dans c'rap rincé, rien à prouver tout à trouver
J'remets les gants après le KO trempé
Yeah! C'est un peu comme le tsunami
La première vague partie de la seconde on s'méfie!
{Refrain: x3}
C'est vrai que ça tourne, l'avenir est à nous
Qu'il soit plus question d'parler d'musique taboo
Ca tue, partout
Dans les boites comme dans les halls
J'amène du rêve pour les mômes
Et du gros son pour les gros
J'espère que vous aurez du plaisir à me lire autant que j'en aurais à
vous écrire... Vous trouverez ici : un peu de ma vie, des joies, des
peines... ah non pas de peine!!! .un peu de sérieux...rarement, et tout sauf du 1er degrés!!! Je
ne souhaite pas en faire un journal intime, c'est pourquoi, mes
articles seront en majorités impersonnels. Cela me permet de vous parler de
tout, et de garder un peu de mystère...et pour moi et pour mes
amants...Et enfin merci beaucoup de votre vite !! 10000000000BisouS
